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Les intempéries n'ont en rien entravé le succès de la dernière initiative du Corigat. Si la lisibilité a été moins forte, l'accueil des riverains dans la salle Roucaute n'en a pas été moins forte. La convivialité et chaleur de la salle a permis aux riverains d'avoir un dialogue très utile avec les animateurs du collectif.

Chacun a pu ainsi voir, avec précision, l'étendu du périmètre décidé par la préfecture le 22 avril 2013. Chacun a pu voir l'exposition permettant aux visiteurs de consultés le porté à connaissance et le retentissement de l'action menée depuis le 11 juin 2013 par le collectif.

Le thème de l'action du 8 février 2014 portait sur la valeur du patrimoine et surtout sur la remise en cause de celle-ci. Il s'agit donc pour le Corigat de mettre l'ensemble de l'administration devant ses responsabilités afin qu'elle assume les conséquences de ses actes et décisions. Ce samedi le collectif proposait aux riverains de signer une lettre demandant à l'administration fiscale de revoir à la baisse les bases locatives qui servent au calcul des impôts locaux. Lettre individuelle qui sera déposée collectivement.

Par la diversification des ses interventions le collectif s'engage dans une stratégie de harcèlement, afin que remonte de tous les secteurs de l'administration l’exaspération des citoyens face à un État aveugle, sourd dirigé par des hauts fonctionnaires totalement déconnectés de la réalité sociale, économique et environnementale vécue par leurs concitoyens.

Cette décision prise en vase clos, sans concertation avec les élus et les riverains, qui signale un danger sans prendre les mesures nécessaires pour l'éradiquer, une décision politicienne qui évite de prendre en compte le Chlore qui l'aurait obligé à un périmètre de 2600 mètres, qui aurait atteint le Stade de France, une partie périphérique et Paris. Chacun comprend pourquoi, il fallait limiter la zone de relégation.

Il faut que les responsables comprennent bien que nous ne lâcherons rien. Nous voulons l'interdiction du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site de la gare de triage.

La gare de triage est implantée depuis le 19° siècle, le problème n'est pas la gare de triage, mais les conséquences des choix stratégiques financiers et économiques de la SNCF et de RFF. Car nous sommes passés de 5 gares de triage en région Île de France à une. Il ne faut pas être sorti de polytechnique pour comprendre qu'un tel choix concentrerait les dangers sur un lieu unique et multiplierai ainsi la potentialité d'accident.

Dans quelques jours ce que la municipalité du Blanc-Mesnil et le collectif ont obtenu des services du Premier Ministre va enfin devenir réalité. La première réunion du Comité d'information et d'échange va se tenir le 14 février 2014. Nous considérons cela comme une avancée, mais nous précisons que nous connaissons l'histoire de notre pays, et l'on nous fera pas le coup du père Clemenceau qui mettait en place une commission pour enterrer le dossier. Donc, pour nous ce comité n'est qu'un outil au service de la construction de la mobilisation de plus en plus forte pour obtenir satisfaction.

Nous naviguons sur les réseaux sociaux, nous faisons des points de surveillance très fréquents, nous savons lire les compte rendus des entreprises privées qui interviennent sur la gare de triage, nous avons noté la présence récente de matériel plus puissant pour pousser les wagons pour le tri, nous savons que les personnel de ces entreprises privés exigent une formation adaptée aux convois qu'ils poussent. En clair les pouvoirs publics ne nous la ferons pas à l'envers.

En un mot depuis le mois de juin 2013, les animateurs du collectif ont acquit de l'expertise et ils la mettront au service de l’intérêt général.

De plus ce qui fait la force de cette association, qui regroupe des habitants des trois communes concernées, c'est son autonomie qui fonde sa liberté d'action.