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Le 21 février 2017

Chères amies, Chers amis
Voilà bientôt 4 ans que nous sommes confrontés aux questions posées par l'arrêté du 6 mars 2013 et le
porter à connaissance du 22 avril 2013.
Depuis 4 ans, le CORIGAT mobilise et agit pour défendre l'intérêt général et poursuit son objectif :
l'arrêt du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et
toxiques sur le site de la gare de triage.
Contrairement à ce que vous avez pu lire et/ou entendre ici ou là, ce dossier n'est pas clos. Ces
informations, sans fondement, sont de nature à rendre inintelligible un dossier fort complexe et sans
autre équivalent en France. Ainsi, dans ce cadre, le CORIGAT qui agit seulement dans le factuel et le
concret voit son action d'autant plus justifiée.


Rappel :

En décembre 2014, le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 6 mars 2013 considérant
que l’étude de danger sur laquelle il était basé sous estimait un certain nombre de dangers.
Il faut savoir que cet arrêté était uniquement destiné à fournir à la SNCF-RFF des prescriptions afin
qu'elle tienne parfaitement compte de l'étude de dangers dont elle était l'auteur de par la législation.


Retour sur notre actualité :


Le 27 janvier 2017, une nouvelle réunion du Comité d'Information et d’Échange (CIE) a eu lieu, à
laquelle, comme à chaque fois nous avons participé. Son ordre du jour :
– Présentation de l'étude de dangers.
– Plan Particulier d'Intervention (PPI).


ETUDE DE DANGERS

Son objectif est de définir les dangers liés à l’exploitation industrielle de la gare de triage : à savoir le
stationnement et le triage de wagons transportant des matières dangereuses. Pour ce faire, les services
de l’état se réfèraient à une étude de retour d’expérience sur 10 pays de l’Europe. Mais seul 3 pays ont
pu fournir des données d'accidentologie: France, Suisse, Finlande.
Dans ces conditions peu précises, les services de l'état ont tout bonnement reconsidéré leur doctrine et
changé de méthode d'évaluation sur deux points:


• les coefficients de probabilités de survenance d'accidents par types de wagons de marchandises
transportées sont revus à la baisse.

• Les lieux où peuvent survenir les accidents sont recentrés autour de la bosse de débranchement.
Lieu où descendent les wagons sous leur propre poids vers les faisceaux de triage en passant par
les freins au bruit strident puis les aiguillages de redirection. C'est cette zone qui est retenue
comme origine de survenance des phénomènes dangereux.

la zone de réception des trains à trier est exclue.( C'est la partie de la gare située sur la commune du Blanc-Mesnil)

Ces considérations permettront ainsi de réduire d'une manière importante le périmètre de sécurité
actuel qui passerait de 620 mètres à une valeur qui pourrait se situer entre 50 et 100 mètres .


Donc, après clôture de l'instruction de ce dossier particulièrement ardu et auquel nous avons été partie
prenante, le nouveau porter à connaissance s'appuiera sur cette nouvelle étude de dangers. Le préfet
nous a précisé, avec force, qu'il prendra en compte toutes les réglementations en vigueur, tous les
éléments techniques en jeu et qu'il n'y aura pas d'aménagement pour satisfaire les intérêts particuliers.


PLAN PARTICULIER D’INTERVENTION

 


Les travaux pour la réalisation du PPI ont été retardés par l'annulation de l'arrêté du 6 mars 2013.
Le PPI est la stratégie de protection de la population associé à une organisation opérationnelle des
secours. En quelque sorte un plan ORSEC spécialisé pour le site de la gare de triage.
Le PPI prend d'abord en considération les plus grandes distances dues aux effets toxiques, thermiques, ou
surpression transmises par un accident. Dans ce cadre le PPI s'étendra sur un rayon de 2 600 mètres
autour de la gare de triage. Seront ainsi concernées 8 communes : Drancy, Dugny, Le Bourget, La
Courneuve, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Aulnay-sous-Bois et Bondy.
Cette distance pourrait être élargie en incluant la zone qui pourrait être touchée par le phénomène le
plus majorant : le déplacement d'un nuage de chlore avec un rayon de 10Km.
Contrairement à l'étude de dangers le PPI ne prend pas en compte les considérations de probabilité.
Ce projet de PPI sera soumis aux communes concernées courant juin. Elles auront deux mois pour
formuler leur avis .
Reste à arrêter les modes d’information et d'intervention auprès des populations en cas d’accidents
majeurs.
Voilà où nous en sommes. Les dangers restent, les réglementations changent. La protection et le principe
de précaution, pour assurer sérieusement la sécurité de la population, demeurent essentiels.
N’oublions pas aussi la question encore très discutée du transit fréquent des wagons “castor“
transportant des matières radioactives (déchets) qui reste un sujet difficile à aborder au cours de nos
rencontres officielles.
Comme vous le pressentez, la situation actuelle ne permet pas de dire que ce dossier est réglé comme
certains aimeraient nous le faire croire.
Nous sommes toujours mobilisés et nous ne manquerons pas de faire appel à vous pour défendre l'intérêt
général.

Cordialement
Pour Le conseil d'administration

Alain RAMOS
Président.